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23 novembre 2011

Mediapart - Oser l'habitat participatif

Mediapart - Oser l'habitat participatif

René Dutrey, conseiller de Paris (EELV), et Jean-Yves Mano, adjoint (PS) au maire de Paris en charge du logement, demandent un changement du «cadre législatif et règlementaire» pour favoriser le développement de l'habitat participatif, synonyme selon eux d'«autogestion» et d'«éloignement des logiques spéculatives».

Et si l'habitat participatif, appelé également habitat groupé ou coopératif, était en train de devenir, en pleine crise du logement, un nouveau moyen d'habiter?
Particulièrement présentes dans les pays nordiques, l'autopromotion et les coopératives d'habitants se développent chaque jour davantage en France. Cette nouvelle forme d'habitat collectif repose sur une définition, une conception et une gestion communes qui placent les habitants au cœur du projet. Dans sa forme la plus simple, des personnes souhaitent acquérir un logement et participer ensemble à sa création. Elles réfléchissent à son agencement, son dispositif énergétique ou son organisation générale, et définissent des lieux de vie à partager avec les voisins comme une buanderie, une salle commune, un atelier, une cuisine ou encore un jardin.
Le concept est astucieux, audacieux même, car déclinable selon les aspirations et les moyens des groupes constitués. Il permet de créer un cadre de vie plus appréciable, de proposer une alternative sociale et sociétale au choix entre la promotion immobilière privée ou le logement social, avec toujours à cœur de perpétuer le principe de l'autogestion et l'éloignement des logiques spéculatives.
Chaque groupe a donc son identité propre, et sa taille varie en fonction des affinités, des projets, et naturellement des terrains disponibles et du prix du foncier. Ainsi, un projet d'habitat groupé peut compter par exemple de quatre à trente foyers propriétaires ou locataires avec une mutualisation d'espaces variable.
Au Danemark, comme en Allemagne, le regroupement coopératif de centaines de logements et d'activités a permis de redéfinir l'aménagement urbain. En France, de nombreux projets sont en cours. Parmi les plus aboutis, citons ceux de Grenoble, Villeurbanne, Lille, Strasbourg. Malgré un prix du foncier très élevé, l'Ile-de-France s'engage également sur cette voie, comme les projets de Montreuil et le Grand portail de Nanterre l'attestent, ce dernier étant exemplaire à bien des égards. En effet, pour soutenir ce projet, la ville de Nanterre a choisi de proposer aux occupants de son parc social la possibilité de rejoindre un projet d'habitat participatif. L'appel à candidatures a été particulièrement fructueux: un groupe d'habitant s'est constitué, le permis de construire est déposé et les travaux s'apprêtent à commencer. Une fois de plus, la preuve est faite que ce type de projet est viable, y compris au sein des zones où le foncier est rare et cher!
Mais ne nous leurrons pas: le développement de l'habitat participatif à l'échelle du pays ne peut reposer sur les seules épaules des bonnes volontés locales. Le cadre législatif et réglementaire doit changer. En effet, la disparition du statut de coopérative d'habitant au début des années 1970 a eu pour conséquence d'imposer l'utilisation de formes juridiques diverses et peu adéquates: association, coopérative, société civile immobilière. Il est temps d'ouvrir la voie à une réforme à même de favoriser le développement de ce mouvement. D'ailleurs, en novembre 2010, les collectivités territoriales ont été associées pour la première fois, aux cinquièmes Rencontres nationales de l'habitat participatif  à Strasbourg, démontrant l'intérêt des pouvoirs publics locaux pour cette nouvelle forme de promotion de l'habitat et les enjeux et les possibilités que présage cet investissement. A ce titre, le premier réseau national des collectivités sur l'habitat participatif, regroupant techniciens, chargés de missions et élus locaux a été créé.
Paris a choisi de rejoindre ce mouvement en inscrivant dans son programme local de l'habitat, en novembre 2010, le développement de l'habitat participatif. Malgré un contexte foncier difficile, elle saura mobiliser les opportunités nécessaires à la réalisation de cet objectif, en mobilisant ses terrains ou ceux de ses bailleurs, à Paris ou en périphérie. Puisqu'il s'agit d'aides publiques à des projets privés, la ville de Paris les encadrera par des clauses anti-spéculatives et l'accès se fera sous conditions de ressources.
Accompagner, encourager, aider: voici les attentes des acteurs vis-à-vis des élus et des collectivités. Ces nouvelles formes d'habiter audacieuses portent en elles les fondements d'une véritable politique publique en matière de logement, et participent même parfois aux projets qui incombent à la politique de la ville. Il est encore temps pour les collectivités d'agir: saisissons l'occasion!

A retrouver sur le site de Mediapart en cliquant ici

14 septembre 2011

Port Mahon / Tombe Issoire : Détruire ici, c'est Paris qu'on assassine...

A retrouver sur le site du collectif de défense de la carriére de Port Mahon un article de ma pomme et Célia Blauel.

 Lire l'article en cliquant ici

Bonne Lecture

2 décembre 2010

Réunion publique à Paris 14e

Emploi, retraites, précarité, crise financière,

Les solutions écologistes
pour sortir de la crise

mercredi 8 décembre 2010 à 19h30
Gymnase Huyghens,
10 rue Huyghens, Paris 14e. Métro : Vavin, bus : 58, 68, 91.
avec :
Pierre Larroutourou,
Économiste, Conseiller Régional d’Île-de-France,

Eva Sas, 
Responsable de la commission économie, social
et services publics d’Europe Écologie - Les Verts.

La crise économique, sociale et écologique qui frappe les pays occidentaux n’est pas un accident de parcours. Elle est la conséquence de l’épuisement d’un modèle de développement, dont les limites et les dégâts apparaissent désormais au grand jour. Chômage, précarité et accroissement des inégalités, dérèglement climatique et atteintes de plus en plus graves à la biodiversité, déséquilibres financiers et monétaires… Dans tous les domaines la situation s’aggrave, dans certains le point de rupture est proche. Il est urgent d’inventer un nouveau modèle.
Europe Écologie - Les Verts, construisons l’avenir
Contact : europeecologie.lesverts14@gmail.com
Région Ile-de-France

3 mai 2010

Rejoignez Europe Ecologie!

Vous êtes signataire ou sympatisant-e d'Europe Ecologie. Pour participer au processus de débat et de vote qui aboutira, avant la fin de l'année 2010, à la structuration de l'écologie politique, vous pouvez désormais adhérer à Europe Ecologie.


Les récentes élections européennes et régionales ont permis d’affirmer la crédibilité de l’alternative écologique. Face aux impasses du libéralisme, de la social-démocratie ou de l'extrême gauche, une brèche s’est ouverte qui permet d’envisager l’émergence d’une nouvelle offre politique porteuse d’espoir pour nos concitoyens : celle d’une transformation écologique et sociale de la société.

Avec Europe Ecologie et l’ensemble de ses composantes ou sensibilités, affiliées ou non aux Verts, l'écologie politique est à présent la troisième force politique du pays. Sa dynamique a été rendue possible en rassemblant des énergies diversifiées sur une même conviction : l’écologie est l’avenir de l’humanité.

C’est cet avenir qu’il s’agit désormais de construire autour d‘un projet approfondi de transformation des modes de production et de vie, adossé aux grandes valeurs qui ont favorisé le progrès humain.

C’est cette dynamique qu’il faut maintenant prolonger et amplifier en l’incarnant dans une organisation politique ouverte et durable, fédérant toutes celles et tous ceux qui nous ont accompagnés ces deux dernières années ou qui souhaitent à présent rejoindre le rassemblement des écologistes.

Nous sommes donc conviés à l’élaboration commune d’un projet de société ainsi que de la forme d’organisation démocratique qui le portera dans les années à venir, en menant entre nous un débat sans tabou sur l’identité, la stratégie, le programme et le type de structuration du mouvement de l‘écologie politique. Sa conclusion sera celle que l’ensemble des adhérents d’Europe Ecologie tirera au cours des Assises de l’écologie politique. Ce débat démocratique nous appartient et chacun d'entre nous a la responsabilité de le faire vivre en y participant politiquement et financièrement.

Dans cet esprit, et parce que j'adhère aux valeurs et aux enjeux majeurs de l'écologie que sont notamment la défense de la biodiversité et du vivant, le rejet du productivisme et du libéralisme économique, la prise en compte de la finitude des ressources de la planète, la lutte contre le dérèglement climatique, le refus de la fausse et dangereuse solution que constitue le développement du nucléaire et d'une société hyper-technologique, la culture de paix et de non-violence, la solidarité et la justice sociale, la lutte contre le racisme et contre toutes les discriminations, le fédéralisme et la démocratie participative, un autre partage des richesses entre les générations, les peuples et les territoires... je souhaite participer au processus de débat qui aboutira avant la fin de l'année 2010 à une organisation pérenne de l'écologie politique.
Pour cette raison, j'adhère à Europe Ecologie.

2 mars 2010

Pour une stratégie industrielle durable contre des modèles dépassés





Par Denis Baupin, Daniel Cohn Bendit, Emmanuelle Cosse, Cécile Duflot

Pas une semaine sans annonce catastrophique sur le front industriel français : d'ArcelorMittal à Total, en passant par les constructeurs automobiles licenciant à tour de bras, Areva et son réacteur nucléaire EPR embourbé et invendable, ou encore Dassault et son avion Rafale. Les commentaires sur cette série noire oscillent entre subtiles analyses sectorielles et grossier souverainisme économique. Mais, paradoxalement, rares sont ceux qui se risquent à poser clairement un diagnostic et donc un traitement.

Et si, tout simplement, ce qui caractérisait ces industries était d'être irrémédiablement tournées vers un modèle dépassé, incapables d'anticiper les enjeux du XXIe siècle et donc de produire les équipements dont nous avons besoin aujourd'hui ? Et si les stratégies purement défensives défendues par le gouvernement (à coup de plans de relance et de coups de menton virils) et la gauche traditionnelle (défendant systématiquement le statu quo) ne pouvaient qu'échouer parce qu'ayant fait leur temps ?

Et si l'échec à Copenhague comme celui de la taxe carbone n'étaient que les résultats directs de cette incapacité à choisir, à tourner résolument le dos au passé et regarder l'avenir ? Et si, avec des discours qui prétendent traiter les problèmes de fond, tout en ne voulant quasiment rien changer pour ne pas se mettre à dos les principaux lobbies, on ne faisait que reporter systématiquement les réformes structurelles indispensables, au risque de les rendre demain encore plus brutales et coûteuses, avec un cortège de souffrances plus lourd encore ? Et si en fin de compte, les écologistes étaient aujourd'hui les seuls porteurs d'une stratégie industrielle digne de ce nom-là où toutes les autres forces politiques ont depuis longtemps renoncé ?

Certes, en tant qu'écologistes, nos aspirations premières vont naturellement à la création d'emplois dans les services (notamment les services à la personne) ou dans l'économie de l'immatériel (technologies de l'information). Mais nous avons pleinement conscience que la mutation écologique de l'économie passe par une mutation industrielle, et ce d'autant plus que des centaines de milliers de salariés, ouvriers et cadres, aujourd'hui menacés, sont placés en situation d'angoisse, d'incapacité à se projeter vers l'avenir.

Réussir la mutation écologique nécessite de nombreuses filières industrielles : pour rénover thermiquement les bâtiments - à commencer par les "grands ensembles" où règne la précarité énergétique -, et donc fabriquer des isolants thermiques, des panneaux solaires, etc. ; pour développer les systèmes de transports collectifs de demain ainsi que des véhicules automobiles sobres, des vélos plus performants, des dispositifs d'éclairage basse consommation, etc. ; pour produire et distribuer l'énergie de façon renouvelable et décentralisée, mais aussi pour recycler les déchets, inventer des filières du réemploi et de la réparation des biens, réduire les circuits de fabrication et de distribution, en donnant la priorité à l'utilité sociale et à la relocalisation de l'économie.

Ces filières, pour la plupart émergentes, ne tomberont pas du ciel. Elles ont besoin d'une impulsion publique. C'est d'ailleurs ce que font chacun de leur côté la Chine et les Etats-Unis. Et elles peuvent aussi s'appuyer sur le tissu industriel existant, pour peu qu'on mobilise les réseaux, les savoir-faire existants, qu'on privilégie la reconversion plutôt que l'acharnement thérapeutique ici ou la chirurgie lourde là. On ne compte plus les exemples européens de sous-traitants du secteur de l'automobile ou du secteur minier, reconvertis dans l'éolien notamment. Mais il faut maintenant passer à une autre échelle.

Reconvertir est forcément un moment difficile. Cela impose de faire des choix, de convenir de ce qui ressort du passé et de ce qui ressort de l'avenir. De dire, par exemple, qu'entre les énergies du passé (pétrole, gaz, charbon, uranium) qui sont toutes centralisées, reposant sur des ressources limitées et peu créatrices d'emplois, et les énergies d'avenir (éolien, solaire, géothermie, énergies de la mer, etc.) décentralisées, renouvelables et créatrices d'emplois, les bonus économiques iront aux secondes et les malus aux premières.

Mais cette reconversion n'est pas uniquement affaire économique : elle est d'abord affaire humaine. Qui dit reconversion industrielle dit stratégie d'envergure de formation, de renforcement des compétences, d'accompagnement dans le changement, de garantie des revenus pendant la transition. La région, parce qu'elle est non seulement chargée de la formation professionnelle, mais aussi du développement économique, est le lieu par excellence où cette nouvelle impulsion peut être donnée.

En organisant des états généraux de la transformation écologique de l'économie et de l'emploi, nous entendons associer l'ensemble des acteurs économiques et sociaux du territoire - et notamment les forces syndicales de plus en plus conscientes de cet impératif de mutation - débouchant sur des contrats de conversion écologique et garantissant un revenu de transition pour accompagner et protéger les salariés dans cette évolution professionnelle. En créant un fonds de soutien à l'intelligence écologique, nous accompagnerons humainement et matériellement les TPE et PME dans leurs projets d'innovation dans les éco-technologies et dans l'invention de l'économie de demain. Rien qu'à partir de l'Ile-de-France, c'est près de 170 000 emplois durables et non délocalisables qui pourraient ainsi être créés.

Cette mutation industrielle est ainsi au coeur des enjeux de notre début de siècle : enjeux économiques, écologiques, énergétiques, sociaux. A elle seule, elle ne saurait traduire l'ensemble des mutations nécessaires à la métamorphose qu'appelle de ses voeux Edgar Morin, tant les enjeux culturels, de solidarité, de décroissance de notre empreinte écologique et de changement de notre vision du monde sont essentiels. Mais elle en est un point de passage urgent.

Nous ne voulons pas vivre notre époque comme la fin d'un monde qu'il faut à tout prix retarder, mais au contraire comme l'aube d'un nouveau monde à construire.

Denis Baupin, maire adjoint Vert de Paris chargé du développement durable ;
Dany Cohn-Bendit, président du groupe Vert au Parlement européen ;
Emmanuelle Cosse, numéro deux de la liste Europe Ecologie à Paris ;
Cécile Duflot, tête de liste Europe Ecologie Ile-de-France et secrétaire nationale des Verts.

16 janvier 2010

Nous Sommes en marche avec Europe Ecologie

Europe Ecologie se construit. Enfin émerge un mouvement politique écologiste à la hauteur de nos enjeux collectifs et de l’intérêt général ! Après le succès des européennes de Juin, Europe Ecologie doit gagner les élections régionales de Mars, s'affirmer comme la grande force écologiste structurante de la vie politique et diriger des régions. Cette affirmation et ces victoires ont besoin des idées, des réflexions de tous.

C'est pour cela qu'avec quelques uns, acteurs engagés dans Europe Ecologie, nous avons décidé de créer  un espace de débats et d'informations qui appartient à celles et ceux qui le feront vivre : http://noussommesenmarche.wordpress.com/

Les orientations politiques, les stratégies, les positions sociétales, les alliances, la place des adhérents directs, les liens avec le monde syndical et associatif : tous les sujets de débat ont leur place sur http://noussommesenmarche.wordpress.com/ Ce bolg nourrira  notre dynamique collective tant nous partageons la conviction que la cohésion naît du débat démocratique ouvert, accessible à tous.

Riche de sa diversité, de Daniel Cohn-Bendit à José Bové, D’Eva Joly à Cécile Duflot, Europe Ecologie doit faire appel à toutes celles et ceux - citoyens conscients des crises écologiques, économiques et sociales que nous vivons - désireux de bâtir de nouvelles pratiques politiques. Elle doit fédérer celles et ceux qui veulent bâtir un nouveau projet civilisationnel.

Nous sommes en marche pour réfléchir, construire et gagner !

14 décembre 2009

Etude de l'IFOP : 64% des sondés souhaitent voir Europe écologie-Les Verts diriger des régions

Commentaire de l'Ifop:

Six mois après le très bon score réalisé par les Verts-Europe Ecologie aux européennes et dans un contexte d’effervescence politico-médiatique autour de la question environnementale, notamment avec le Sommet de Copenhague qui se déroule actuellement, certains observateurs s’interrogent pour savoir si ces enjeux auront des incidences sur les choix électoraux des Français pour les régionales de mars 2009 et si les écologistes seront en capacité de dépasser le PS dans certaines régions. Dans ce cadre, l’Ifop a réalisé pour Sud-Ouest Dimanche une étude sur le souhait des Français de voir des représentants des Verts ou d’Europe Ecologie diriger des régions. Deux tiers des Français se prononcent positivement sur cette idée (64%). Dans le détail des résultats, ils sont bien évidemment plus nombreux parmi les partisans de gauche que de droite (78% contre 44%). Toutefois une petite moitié des partisans de l’UMP (46%) ne s’oppose pas à l’idée de voir certaines régions dirigées par des Verts. On relève aussi une forte proportion de sympathisants socialistes (70%) favorables à ce scénario, alors que l’un des principaux enjeux de ces régionales sera de savoir qui du PS ou des écologistes arriveront en tête à gauche au soir du 1er tour.

1 décembre 2009

Le collectif Jeudi noir dans le 14e... jeudi prochain!

«Studio, 14 m2, 650 E par mois.»
Vous pensez avoir mal lu ? Détrompez-vous, les annonces de ce type ne manquent pas… À partir d’enquêtes de terrain et de données chiffrées, le collectif Jeudi Noir, dresse un état des lieux de la crise du logement en France : loyers prohibitifs, scandale des appartements vacants et des bureaux vides, dérives des programmes de rénovation urbaine, inadaptation et marchandisation du parc HLM, fracture immobilière générationnelle, mirage de l’accession à la propriété, résurgence des bidonvilles…

Réunion publique jeudi 03 décembre 2009,
à partir de 19h30 au café L’imprévu, angle rue de la Sablière et Didot,
75014. Métro Pernety / Bus 58
Avec René Dutrey, conseiller Vert de Paris
Julien Bayou, membre du collectif Jeudi noir.

Présentation signature du livre Le petit livre noir du logement par le collectif Jeudi Noir


Pour vous tenir informé vous pouvez rejoindre le groupe Facebook Europe écologie Paris 14e sur :
http://www.facebook.com/profile.php?ref=profile&id=624367421#/group.php?gid=202335326653&ref=mf

Pour rejoindre Europe écologie:
http://www.europeecologie.fr/

24 novembre 2009

Manifeste Europe écologie pour les élections régionales


26 Eco-Régions pour construire l’avenir

Le 7 juin 2009, les Français ont démontré qu’ils étaient prêts à répondre à la double urgence environnementale et sociale, et à s’engager dans la construction d’une autre société, écologique, apaisée et solidaire.
A présent, il s’agit de démontrer concrètement que la transformation écologique de la société n’est pas seulement nécessaire, mais possible. Il s’agit d’incarner l’espoir, en faisant de nos 26 régions autant de modèles d’éco-régions. Il s’agit d’inscrire durablement le progrès de l’humanité dans une trajectoire écologique, en rupture avec la course à la démesure et au profit qui conduit au déclin économique et à la régression sociale.

La crise économique mondiale n'est pas finie et les urgences sociales et écologiques demeurent. Elles deviennent même chaque jour plus dures, plus évidentes. Il est impensable de les hiérarchiser ou de vouloir traiter les unes sans les autres. Sans attendre d’hypothétiques solutions venues d’en haut, le temps est venu de procéder à des révolutions par le bas, en inscrivant les choix d'avenir dans les territoires, là où les décisions politiques rencontrent la vie quotidienne et s'appliquent au plus près des préoccupations de tous.
Les élections régionales de mars 2010 offrent une occasion de mettre en œuvre, à l'échelle de chaque bassin de vie, la nécessité de la transformation écologique de notre société. Transports, logement, formation et emploi, environnement, santé, culture, nos régions interviennent au cœur même de notre vie quotidienne, façonnent notre habitat, aménagent notre territoire. Elles sont un espace privilégié d'initiative pour changer le monde et la vie. Suppléant, sans en avoir toujours les moyens, les carences d'un État centralisé souvent aveugle aux réalités locales, les régions sont le lieu stratégique pour imaginer et mettre en œuvre de nouvelles politiques publiques de proximité et permettre de relocaliser l’économie.

Partout en France métropolitaine et en outremer de nouveaux espaces de vie, respectueux des singularités culturelles de chacun, peuvent surgir.
Depuis deux décennies la France est soumise à un processus de déménagement du territoire : dilution du lien social à mesure que recule le maillage des services publics, érosion de la biodiversité, saccage des paysages, infrastructures destructrices, désertification de territoires ruraux, de l'agriculture paysanne, planification urbaine inégalitaire et centrée sur l'automobile, mise en concurrence inégalitaire entre les territoires... En 2004, malgré la très large victoire de l'opposition dans vingt des vingt-deux régions métropolitaines, faute d'un projet fédérateur, sans volonté commune ni actions concertées, et malgré les efforts des élus écologistes, les baronnies locales se sont le plus souvent contentées de gérer sans accompagner, sans anticiper sur l'avenir ni engager la transition vers un autre modèle de développement.

Cela doit changer, il est temps de réveiller nos régions ! C'est à leur échelle que peut s'affirmer la maîtrise d'un développement à visage humain. Elles en ont le pouvoir et les compétences dans les domaines essentiels comme l'économie, l'emploi, la formation, les transports, l'urbanisme, l'aménagement du territoire ou la solidarité. Ces éco-régions peuvent devenir des fers de lance pour imaginer et conduire concrètement de nouvelles politiques publiques d'intérêt général.

En réunissant des femmes et des hommes aux parcours divers et aux compétences reconnues dans un projet commun de changement social et écologique, le rassemblement Europe-Ecologie remet la politique au cœur de la cité.
Pour transformer les inquiétudes en espoir et traduire l’espoir en actions concrètes.

Inscrites dans l’esprit de rassemblement et d’innovation des élections européennes, les listes Europe-Ecologie se présentent en toute autonomie, pour convaincre les citoyens de la nécessité d'un vote écologiste massif qui permettra de construire dans chaque région des majorités déterminées à engager des changements radicaux. Enfin, les listes Europe-Ecologie porteront aux élections régionales de 2010 un message à la fois régional et européen, car chacune de nos régions s’inscrit dans un espace collectif politique plus large, celui de l’Europe.

La campagne des élections européennes 2009 et l’ampleur du succès d’Europe-Ecologie ont démontré avec force que le renouvellement de la vie politique française était déjà en marche. Face au libéralisme déshumanisant et à la droite décomplexée incarnée par Nicolas Sarkozy, portons ensemble un projet novateur et crédible pour une majorité de rupture et de refondation.
Un projet politique alternatif qui embrasse et réponde à la complexité des défis du XXIe siècle.
Un projet de civilisation.

3 novembre 2009

Réunion dans le 14e - Contre les tours, pour l'éco construction

Une tour peut-elle être écologique ? Quel urbanisme pour Paris et sa région ?

35 ans après l’abandon de la construction de grande hauteur, les projets de tours et de barres sont à nouveau prévus à Paris et la défense. Dans un contexte de crise sociale et environnementale, cette réunion nous permettra de faire le bilan de l’urbanisme parisien et de dresser les possibilités de construire une ville écologiquement durable.

Réunion publique jeudi 19 novembre 2009, à partir de 19h30 au café L’imprévu, angle rue de la Sablière et Didot, 75014. Métro Pernety / Bus 58 

Avec
René Dutrey, conseiller Vert de Paris

Benoît Hartmann, responsable du pôle aménagement d’une association nationale de défense de l’environnement.

Rejoignez www.europeecologie.fr 
Contact : rene.dutrey@gmail.com

















8 octobre 2009

Souvenir de campagne dans le 14e





Une matinée de juin 2009, en pleine campagne européenne, en compagnie d'Eva Joly, à la terrasse de l'imprévu, place Flora Tristan.

15 septembre 2009

Le logement social victime de la seule logique comptable




Point de vue par Karima Delli, députée au Parlement européen, Europe Ecologie ; René Dutrey, conseiller Vert de Paris, administrateur de Paris habitat ; Jean-Samuel Szakow, vice-président Gauche citoyenne de la Communauté d'agglomération du Val de Bièvre.
Paru le 14 septembre 2009

Le congrès de l'Union sociale pour l'habitat se tient cette semaine à Toulouse. Comme chaque année la grand-messe bien réglée du logement social égrènera ses discours convenus. Les directeurs d'offices et de sociétés bailleurs arpenteront les interminables allées de stands de la foire aux fournisseurs, et la Confédération nationale du logement distribuera sa déclaration habituelle réclamant à l'Etat des milliards pour les HLM.

Pendant ce temps, les files de demandeurs s'allongent aux guichets des mairies, les populations les plus gênantes, comme les Roms, sont reléguées dans de nouveaux bidonvilles, les familles modestes s'entassent dans des logements trop petits où leurs enfants manquent de l'espace nécessaire à leur épanouissement et à leur réussite scolaire... Comment en est-on arrivé à un tel décalage entre nobles principes et résultats catastrophiques ?

Le logement social était censé permettre de loger des personnes modestes n'ayant pas les capacités financières d'accéder au marché privé. Or, depuis trente ans, le marché immobilier a connu une véritable flambée des prix. Désormais, ce ne sont plus les seules catégories modestes qui sont exclues de l'accès au logement mais aussi les classes moyennes. Face à cette situation, la vieille gauche s'est contentée de poursuivre une politique malthusienne de réhabilitation du parc existant et de tenir un discours incantatoire sur la production en nombre de logements sociaux.Soyons clairs, il faut construire en masse des logements sociaux. Mais il est illusoire de s'imaginer que les politiques de production puissent à elles seules garantir le respect du droit au logement. Il est plus que temps d'enrayer un marché spéculatif qui exclut en masse nos concitoyens. Il est plus que temps de mettre un terme à une équation où le marché engrange de larges bénéfices, pendant que l'Union sociale pour l'habitat gère la crise, en gardienne du temple.

Les discours officiels des acteurs du logement qui dénoncent l'incurie de l'Etat cherchent en fait à masquer leur propre responsabilité face à la crise. Certes il est légitime de dénoncer la politique de la droite gouvernementale, qui, par idéologie autant que par clientélisme, utilise l'argent public pour conforter les patrimoines et nourrir la spéculation. Logique de marché
Mais il est trop facile de taire l'irresponsabilité de tous les autres acteurs, élus locaux, bailleurs, associatifs et syndicalistes : celle d'une culture du clientélisme qui instrumentalise le logement à des fins électorales, celle des collectivités locales qui, par opportunisme financier, privilégient l'implantation de bureaux au détriment de la construction de logements, celle des syndicats de locataires qui se préoccupent d'abord des gens logés plutôt que des demandeurs, celle des effets d'annonce et les politiques d'affichage qui, de la maison Borloo à 15 000 euros aux 100 logements par jour de Jean-Paul Huchon, font rêver les citoyens sans apporter de réponse à la hauteur de la crise. Celle enfin de la vieille gauche qui a fait du discours de la mixité sociale le paravent d'une culture de stigmatisation du logement social. Ces comportements conduisent à une insuffisance de logements, mais aussi à une inadaptation de l'offre, trop souvent oublieuse des catégories modestes qui forment la majorité des mal-logés.

A ce contexte s'ajoutent les dérives d'un secteur public de l'habitat qui s'est donné, comme beaucoup d'autres, pour règles de gestion les principes du management le plus néolibéral. Au nom d'un repli dogmatique sur la logique du coeur de métier, un nombre grandissant de missions ont été externalisées, déshumanisant les services, affaiblissant la relation aux locataires, privant les gardiens du statut qui faisait leur autorité dans les cités. Pire, le développement des marchés à l'entreprise a répandu la corruption, tout en encourageant le développement de l'emploi précaire chez les prestataires, au détriment de la qualité du service. La logique comptable s'est imposée partout au détriment de l'ingénierie sociale.

Il est plus que temps de rompre avec ces logiques. De moraliser le secteur de l'habitat public et surtout de lui redonner des perspectives. Parce qu'il est nécessaire à chacun, le logement n'est pas une marchandise ; à ce titre, il ne peut relever de la simple logique du marché.Face à la crise du logement, il faut réhabiliter l'intervention publique sur le marché tout en amplifiant la production de logements sociaux. Cela passe par la mise en place d'une politique anti spéculative par l'encadrement des loyers, l'inscription de la priorité aux logements dans tous les documents d'urbanisme, la taxation des locaux vides et des bureaux en surnombre. Cela passe aussi par un engagement fort des collectivités locales en faveur du logement, à commencer par la région Ile-de-France, qui consacre moins de 5 % de son budget à ce besoin essentiel.La politique du logement sera un sujet central de la campagne pour les élections régionales. L'occasion pour une gauche en mouvement de porter la revendication d'une véritable décentralisation de la politique du logement.

A retrouver sur Le monde.fr

10 septembre 2009

Ecologie politique : qu’un nouveau cycle commence

Par PASCAL DURAND directeur de la campagne 2009 d’Europe-Ecologie, PATRICK FARBIAZ co-rédacteur du programme d’Europe-Ecologi

Le 7 juin 2009 revêt pour l’écologie politique une double signification. D’une part, il annonce la fin de trois cycles : celui du projet, de l’organisation et des alliances ; d’autre part, il appelle à une nécessaire métamorphose.

Le premier cycle - celui du projet - initié en 1974 par René Dumont, correspondait à l’inscription de l’écologie dans l’agenda culturel et idéologique.

Désormais, l’écologie est incontournable, pour le meilleur et pour le pire, elle s’accommode à toutes les sauces, même les moins «vertes», et balise le paysage intellectuel. Toutefois l’écologie n’est pas univoque et la confrontation des idées sur le projet sera lourde de conséquence. Elle se jouera entre une transformation radicale de la société, de ses modes de productions et de consommation, de ses structures comme de son imaginaire et une «croissance verte», autrement dit une «écologie productive». Cet avatar du capitalisme traduit l’ultime soubresaut d’un modèle de civilisations productivistes tenant la croissance pour horizon indépassable. Elles éludent les problématiques vitales de la finitude des ressources naturelles, de la crise climatique, de l’extinction des espèces, des inégalités Nord Sud, de l’ébranlement des valeurs de solidarité collective, en gardant tel quel un système fondé sur la seule recherche du profit pour le profit. Loin de nous satisfaire d’un keynésianisme vert, nous devons refonder le modèle même du «développement» humain et redonner un sens au Progrès.

Ainsi, considérons-nous qu’il ne peut y avoir de justices sociale et environnementale sans «démarchandisation» du monde. Notre projet repose sur un programme de reconversion écologique de l’économie et de la société charpentée autour de trois piliers : la planification écologique des territoires, les biens communs, la relocalisation des activités. Il s’appuie sur les principes de prévention, de précaution et de préservation qui doivent guider toute politique publique.

Ces fondements constituent la carte d’identité collective d’Europe-Ecologie.

Le deuxième cycle, relatif à l’organisation, a été ouvert avec la fondation des Verts en 1984.

Le parti vert a joué historiquement son rôle de tremplin de l’écologie politique en transformant le mouvement environnementaliste en un petit parti politique. Il a créé de toutes pièces l’écologie publique, en maillant le territoire d’un réseau d’élus locaux efficaces appliquant des politiques publiques durables.

En fait, il a transformé en programme les principes généraux de l’écologie des pères fondateurs. Mais les évolutions de la société lui imposent de dépasser le cadre initial de son périmètre. Il s’agit désormais de revisiter la «charte d’Amiens» et ses frontières étanches entre syndicalisme, associations et construction partidaire. La participation aux élections n’est qu’une des fonctions d’un parti politique. Toutes les autres, telles que l’éducation populaire, la représentation et la médiation des mouvements sociaux, le débat et la production d’idées sont indispensables à la crédibilité de toute formation moderne.

Nous devons inventer un «trade-unionisme» écologique qui se pense comme une coalition à géométrie variable de la transformation sociale, rassemblant tous les «éco-acteurs» qui ne se sentent plus représentés dans le cadre du système politique partidaire actuel et qui s’accordent sur une priorité de l’impératif écologique et social. Pour exister durablement, notre réseau-mouvement devra préalablement faire société.

L’histoire nous l’a enseigné, on ne construit pas un grand mouvement politique sans regrouper l’ensemble de sa famille. C’est en son sein que les divergences doivent être discutées et tranchées, surtout lorsque le débat d’orientation se déroule dans une dynamique de victoire plutôt que dans la frustration des défaites. Nous sommes ici dans un processus similaire à la naissance du Parti socialiste en 1905, lorsqu’il réunissait Jaurès, Guesde, Allemane, Vaillant le blanquiste et de nombreux syndicalistes : nous devons construire Europe-Ecologie comme une fédération souple d’individus, de groupes et de cultures, avant de pouvoir donner une forme définitive à cet «Objet politique non identifié», né il y a plus d’une année et encouragé par le résultat électoral du 7 juin.

Le troisième cycle qui se referme, celui des alliances, est illustré par l’entrée des Verts dans le gouvernement de la gauche plurielle en 1997.

Le débat entre «gauche plurielle» et «ni droite ni gauche» est historiquement dépassé, la crise systémique ayant rendu cette confrontation obsolète.

Les écologistes ne peuvent ni ne veulent plus se voir en supplétifs d’une gauche qui les considèrent comme un simple objet de marketing politique avec pour vocation de verdir quelques notables socialistes.

Pour autant, l’écologie n’est pas à marier avec une droite, dont les pratiques économiques, sociales et politiques sont à l’exact opposé de nos principes et de nos valeurs.

L’écologie doit être le pivot d’un rassemblement à vocation majoritaire qui s’organisera autour de son projet et de son leadership.

Si nous voulons que le 7 juin soit plus qu’un feu de paille, nos ambitions doivent être à la hauteur de notre projet. La reconversion écologique de la société doit être portée par un bloc social historique nouveau ; il ne peut se limiter à l’électorat des centres villes, mais doit réunir les groupes sociaux issus de la crise : le précariat, la paysannerie, le salariat qui aspire à vivre autrement, les classes moyennes de la société cognitive, la jeunesse en formation, le parti de ceux qui veulent vieillir dans la dignité, la jeunesse des quartiers populaires en proie aux discriminations.

Cette politique de civilisation «postmatérialiste» recherchée désespérément par la secrétaire nationale du PS, les écologistes l’ont trouvée depuis leur naissance, car leur combat ne s’est jamais résumé à la confrontation capital-travail. Ils savent depuis longtemps que la bonne vieille lutte des classes n’est qu’un des éléments structurants du changement social. L’autonomisation de la société, la mondialisation des droits contre l’apartheid planétaire et le pillage des ressources naturelles, la sauvegarde de la biodiversité, la lutte contre le culte de la consommation et l’idéologie de la croissance, sont tout aussi décisifs.

Bien sûr, les réalités électorales et l’injustice du mode de scrutin majoritaire sont là. Nous savons que nous devrons passer des accords politiques lors des seconds tours et négocier des contrats de majorité pour pouvoir gérer des territoires, mais cela se fera sur le fondement de notre projet, entre partenaires égaux, loin des marchandages de couloirs et de la vassalisation de la dernière décennie.

Le 7 juin, nous avons occupé temporairement un espace politique. Il s’agit maintenant de lui donner un contenu pérenne tourné vers l’avenir. Ne laissons pas à d’autres le soin de la faire, car la politique, comme la nature, a horreur du vide.

31 juillet 2009

Le livre des vacances : "Les trois écologies" de Félix Guattari

Les vacances sont le meilleur moment pour se replonger dans la lecture.
Pour ce mois d'aout je vous propose l'univers et les réflexions de Félix Guattari. Félix Guattari, né le 30 avril 1930, mort le 29 août 1992 à la clinique de La Borde (Loir-et-Cher) est un psychanalyste et un philosophe français. On lui doit de nombreux ouvrages sur la psychanalyse mais aussi des essais beaucoup plus politiques. En particulier "Les trois écologies" et "La révolution moléculaire". A l'heure on se pose la question de l'avenir d'Europe écologie, et de sa forme d'organisation, je vous propose ce petit extrait. Bonne lecture et bonnes vacances. Le blog reprendra le 1 septembre:

Extrait de « Les trois écologies » page 45.
"L’éco-logique n’impose pas de « résoudre » les contraires, comme le voulaient les dialectiques hégéliennes et marxistes. En particulier dans le domaine de l’écologie sociale, il existera des temps de lutte ou tous et toutes seront conduits à se fixer des objectifs communs et à se comporter « comme de petits soldats", je veux dire comme de bons militants, mais concurremment, il existera des temps de re singularisation ou les subjectivités individuelles et collectives « reprendront leurs billes » et ou, ce qui primera, ce sera l’expression créatrice en tant que telle, sans plus de soucis à l’égard des finalités collectives. Cette nouvelles logique écosophiques, je le souligne, s’apparente à celle de l’artiste qui peut être amené à remanier son œuvre à partir de l’intrusion d’un détail accidentel, d’un évènement-incident qui soudainement fait bifurquer son projet initial, pour le faire dériver loin de ses perspectives antérieurs les mieux assurées. Un proverbe veut que « l’exception confirme la règle », mais elle peut aussi bien l’infléchir ou la recréer".

Félix Guattari- "Les trois écologies" - édition Galilée - 1989 - 73 pages

21 juillet 2009

Pique-nique le dimanche 26 juillet à 12h30 au Parc Montsouris.

Au mois de décembre, la conférence des Nations unies sur le climat de Copenhague devra fixer une feuille de route pour éviter une catastrophe climatique mondiale. Ce rendez-vous crucial fera l’objet d’une mobilisation médiatique, civique et politique massive.

Pour connaître et comprendre les enjeux de la conférence de Copenhague, les Verts vous invitent à venir discuter autour d'un pique-nique le dimanche 26 juillet à 12h30 au Parc Montsouris.

Cette rencontre aura lieu en présence de:
- Denis Baupin, Adjoint au Maire de Paris chargé du Plan climat et du développement durable, Président du Club des villes cyclables
- Andrée Buchmann, Vice-Présidente de la Communauté urbaine de Strasbourg en charge du plan climat, de l’écologie et du développement durable.

Le lieu de RDV sera signalé par un drapeau, côté rue Gazan (allée du lac).
Merci d'apporter un petit quelques chose à manger et à boire.

A dimanche

8 juin 2009

Europe écologie : première force politique du 14e arrondissement

La participation au scrutin est de 49,65% dans le 14e arrondissement, loin devant la moyenne nationale établie à 40%.

Les résultats dans le 14e arrondissement

Europe Ecologie : 28,98% 12029 voix

UMP : 25,46% 10571 voix

PS : 16,94% 7033 voix

MODEM : 9,81% 4074 voix

Front de gauche : 5,16% 2140 voix

NPA : 2,91% 1207 voix

FN : 2,45% 1934 voix

Europe écologie devient la première force politique de du 14e arrondissement.

16 mai 2009

Le lipdub d'Europe écologie

Le 15 avril, la newsletter hebdomadaire que reçoivent les 10 000 signataires de l'appel d'Europe Ecologie comportait une invitation au lipdub. « Une performance festive et collective, une vidéo pour créer l'événement » expliquait la lettre pour les non-initiés car pour les autres, disons-le, le lèvre-doublage est aujourd'hui devenu un classique sur internet, plusieurs blogs sont même spécifiquement consacrés au genre.

La petite originalité d'Europe Ecologie est d'avoir sacrifié le principe du plan-séquence et de l'unité de temps et de lieu pour lui préférer celui de la multitude et du rassemblement. La missive proposait donc aux candidats au playback rigolard de télécharger légalement la chanson La crise du groupe nîmois L'homme parle, de se filmer par tout moyen de captation possible, du téléphone portable à la caméra, samedi 25 ou dimanche 26 avril, et de nous envoyer le résultat par mail, ftp ou courrier.
Des quatre coins de l'hexagone et au-delà, même si certaines régions sont moins portées sur la chansonnette que d'autres, nous avons donc reçu ces documents étonnants, donnant corps de façon spectaculaire au rassemblement face à l'urgence proposé par Europe Écologie.

Les solutions existent et elles sont à notre portée. Ca valait bien un petit lipdub, non?
En plus, c'était effectivement festif et collectif.